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Les vertus de la Cosmétologie à la merci des

7 péchés capitaux de la beauté

Docteur Jacques Waynberg

Aussi loin que se porte la mémoire des hommes, on retrouve les traces d’une volonté manifeste de vaincre la question de la laideur. Du point de vue philosophique, il s’agit de réfléchir au rapprochement des deux formes de langage qui séparent définitivement l’Humanité des autres communautés de Primates : la parole et le « langage corporel ». La métamorphose des corps est essentielle à l’animal humain ; il est le seul à en ressentir la nécessité absolue, le seul à en maîtriser les pratiques. Les Grecs ne s’y trompent pas : le terme même de cosmétologie contient une part de kosmos qui en dit long sur ses fonctions mythologiques…

Mais en dépit de leur préhistoire légendaire, les techniques d’hygiène et d’embellissement des corps sont à la merci des codes sociaux qui les modèlent. Le beau, le propre, l’impur, le dégoût, l’obscène, le ridicule et l’élégant, sont des valeurs aléatoires, aussi changeantes que les civilisations qui les dictent, et qui inventent ainsi des cosmétiques sur mesure.  L’illustration de cette confrontation, entre les principes idéologiques et la réalité quotidienne, s’appuie ici sur l’hypothèse que la beauté est à la fois d’essence métaphysique et une transgression immorale. Le modèle des « 7 péchés capitaux » de la catéchèse chrétienne, intentionnellement détourné ici de sa vocation première, éclaire cette dualité, tant sur le plan de la simple curiosité intellectuelle, que dans ses applications commerciales les plus actuelles.